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Emission BWT TV : « Garantir la qualité bactériologique des réseaux d’eau dans les bâtiments »

La crise de la Covid 19 nous rappelle à quel point nous sommes fragiles face au risque sanitaire. Elle montre aussi que l’anticipation, la prévention et les traitements sont fondamentaux pour la gestion de ces risques.

C’est dans ce contexte que nous avons réalisé une émission pour notre Web TV sur le sujet « Garantir la qualité bactériologique des réseaux d’eau dans les bâtiments ». Cette émission a notamment été l’occasion de partager 2 retours d’expériences, l’un sur un hôpital ayant un problème récurrent de Légionellose et l’autre sur une problématique de biocorrosion.

Legionella pneumophilia, Pseudomonos Aeruginosa et staphylocoques sont les principales bactéries pathogènes que l’on peut rencontrer dans les circuits hydrauliques des établissements de santé. Néfastes pour l’Homme, elles sont à l’origine des 1 600 cas de légionelloses répertoriés chaque année en France et de 4 000 morts par an en moyenne des suites d’infections nosocomiales.

Les principales raisons de la prolifération des bactéries pathogènes dans les établissements de santé

Deux principaux facteurs favorisent le développement des bactéries dans les canalisations des bâtiments : la présence de nutriments et la température de l’eau. Ainsi, la Légionella pneumophilia se développe particulièrement dans une eau dont la température est comprise entre 25° et 42°, avec un pic à 37°. S’agissant de la Pseudomonos Aeruginosa, elle affectionne particulièrement les endroits humides tels que les sanitaires.

En milieu hospitalier, ce sont souvent ce que l’on appelle « les bras morts » des installations, autrement dit les espaces dotés d’arrivées d’eau peu voire plus utilisées ainsi que les retours de boucles et les accumulations d’eau qui vont favoriser la prolifération de ces bactéries pathogènes.

 

Une réglementation stricte dans les hôpitaux concernant la qualité de l’eau

S’il n’existe pas de réglementation encadrant les réseaux d’eau intérieur des bâtiments, les établissements médicaux et para-médicaux sont, quant à eux, soumis à une réglementation exigeante qui concerne aussi bien les réseaux d’eau chaude que d’eau froide. Cette réglementation oblige notamment au maintien à une température inférieure à 25° et interdit la présence de germes, dont les pseudomonas, particulièrement difficiles à éradiquer.

La Légionelle fait l’objet d’un contrôle particulièrement strict, conformément à ce qui a été défini par l’Arrêté du 1er février 2010 émanant du Ministère de la Santé et relatif à la surveillance des légionelles dans les installations de production, de stockage et de distribution d’eau chaude sanitaire. Cet Arrêté impose notamment de faire réaliser régulièrement des analyses conformes à la norme NF 190-431 sur les points de puisage à risque par un laboratoire COFRAC ou équivalent.

 

Des risques sanitaires aux risques juridiques voire judiciaires

Au-delà du risque sanitaire et des conséquences humaines qu’elle peut engendrer, la contamination par la légionelle fait peser sur l’Exploitant un risque juridique donnant lieu à des amendes. Elle fait également peser un risque judiciaire.

En effet, en cas de contamination constatée, une enquête judiciaire est ouverte pouvant aboutir à des sanctions pénales faisant encourir jusqu’à 2 mois de prison ferme avec sursis pour les personnes morales, exploitant et/ou mainteneur, jugées responsables.

 

Le cas de l’Hôpital de Caen confronté à la Légionnelle

Une problématique de légionelle persistante a été rencontrée à l’Hôpital de Caen, comme vous le découvrirez en visionnant notre émission.

Le CHU de Caen est un bâtiment ancien constitué d’un réseau hydraulique vieillissant qui engendre des problèmes de flux et de maintien de température de l’eau, propices au développement de la légionelle. Face à ce risque, Stéphane Payen, encadrant technique en charge de la gestion des réseaux hydrauliques, a dans un premier temps pris un certain nombre de dispositions en collaboration avec Vincent Queva, responsable marchés Bâtiments BWT France :

  • Installation de filtres anti-légionnelle dans les douches et salles de soin
  • Remplacement des certains ballons d’eau chaude par des échangeurs à plaque
  • Mise en place d’un protocole strict d’analyses

Après avoir constaté la persistante de légionelle dans le réseau, il a été décidé d’installer des équipemements complémentaires :

  • Traitement de l’eau au dioxyde de chlore (Biox) en permanence sur certaines installations
  • Injection de chlore liquide dans les installations des bâtiments annexes

Résultats :

  • Meilleure maintien de la température de l’eau et fin des chocs thermiques
  • Gestion de la qualité de l’eau facilitée
  • Disparition de la légionelle

 

Le cas de la biocorrosion dans les bâtiments tertiaires

Pas dangereuse pour l’Homme mais néfaste pour les canalisations, la biocorrosion est aussi un problème dont il est important de prémunir les réseaux hydrauliques aussi bien dans les bâtiments neufs que dans les plus anciens.

Ce sont les BSR (Bactéries Sulfato-Réductrices) et les bactéries ferrugineuses qui sont les principales responsables de la biocorrosion. Nichées entre le biofilm et le support métallique, elles vont accélérer le processus naturel de corrosion des canalisations pouvant engendrer leur percement ainsi qu’une diminution de la longévité et des performances énergétiques des installations.

Tout un processus de traitement d’eau incluant du désembouage et du détartrage est alors nécessaire pour enrayer ce problème, comme ce fut le cas pour des bureaux neufs situés à Levallois-Perret, retour d’expérience dont nous parle Anabela Ferrari, technico-commerciale Prescription chez BWT France dans l’émission BWT TV. En plus du traitement de l’eau, il a été nécessaire de mettre en place un protocole de désinfection par choc biocide pour venir à bout des BSR toujours présentes en grand nombre dans le réseau.

Résultats :

  • Mise en place d’un plan de maintenance avec contrôles analytiques
  • Hydraulique maîtrisée

La nature du support joue également un rôle primordial dans le développement de la biocorrosion : ainsi, certains matériaux, comme l’acier galvanisé, vont être plus propices au développement des BSR alors que d’autres matériaux, comme le cuivre, vont contribuer à en limiter la prolifération.

 

De l’importance de maintenir une eau de qualité dans les circuits hydrauliques des bâtiments

Pour se prémunir contre ces risques bactériologiques et maintenir une eau de qualité, il est essentiel de mettre en place un protocole de traitement de l’eau. Sur la base d’analyses régulières de la qualité de l’eau, il sera possible d’établir un diagnostic complet des principales problématiques rencontrées afin de déterminer le traitement le mieux adapté en préventif et, le cas échéant, en curatif.

Je souhaite voir le replay de l'émission !

 

Pour aller plus loin sur ce sujet, nous vous invitons également à consulter notre livre blanc consacré à la « Gestion bactériologique des réseaux d’eau dans les bâtiments », réalisé en collaboration avec le Laboratoire LCFM. Vous y trouverez notamment un point complet sur les principales méthodes d’analyses en vigueur en fonction des différentes typologies de bactéries et les solutions de traitement.

Téléchargez ce livre blanc en cliquant sur ce lien : https://mailchi.mp/bwt/livre-blanc-bacteriologie

 

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